Les Veuves du Jeudi / Las Viudas de los jueves

Claudia Pineiro, Argentine, Prix Clarin 2005, Actes Sud, 2009

Nous avons bien aimé :

- le début, digne des meilleurs polars

- la description acerbe sans concession d'une certaine classe sociale argentine

- les portraits, qui constituent autant de nouvelles au sein du livre

- les chutes de fin de chapitre qui décrivent une atmosphère en un minimum de mots

- le dénouement

Nous avons un peu regretté :

- de perdre un peu l'intrigue de l'histoire policière au profit d'une chronique sociale

- de ne pas être argentin, car la critique doit être plus vivante pour un natif

La chronique sociale

Celle d'un lieu de "rêve", los Altos de la Cascada, un "country club" pour riches, entouré de barbelés (masqués par de belles haies), protégé par des gardes, avec golf, piscines et tennis, où il est nécessaire de "paraître", de cacher tout signe qui ne serait pas conforme, ou qui pourrait ternir son image.
Claudia Pineiro s'en donne alors à coeur joie pour décrire les vicissitudes que chacun cherche à taire, dans une série de portraits, comme autant de nouvelles incluses dans le livre :
        - Ronie qui perd son emploi et Virginia qui doit développer des trésors d’habileté pour continuer à faire vivre la famille en se spécialisant dans la vente de maisons à la Cascada
        - Gustavo qui bat sa femme
        - Martin Urovitch qui est juif dans un pays qui ne le dit pas mais pratique un ostracisme anti-juif. Lala, sa femme, qui tente, sans succès, de conserver leur niveau de vie.
        - Le père de Romina qui fait sans doute des affaires un peu louches, mais on n’en dit rien ici, du moment qu’il rapporte à la maison de quoi tenir le niveau de vie exigé.

Les chutes de fin de chapitre :

Claudia Pineiro possède un don pour clore en quelques mots un chapître :

        - " Il laissa son regard s'abandonner à la verdure qui l'entourait des deux côtés du chemin ."

       - " La Cascada était telle qu'il l'avait laissée ce matin quand il était parti se présenter pour la dernière fois son poste de gérant principal de TROOST SA. Non vraiment il n'avait aucune raison de rien dire à personne. "

       - " Elle chercha Ariel du regard pour lui dire au revoir, mais le garçon ne la vit pas; les mains dans le poches, il regardait dans un coin un hamster qui marchait inlassablement à l'intérieur d'une roue. "

publié le mardi 20 juin 2017

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