BRESIL

samedi 5 janv 2019

Après la destitution  (coup d’état) en 2016 de Dilma Roussef du PT (Parti des Travailleurs, Lula) remplacé par Michel Temer,  le Brésil est entré dans un dysfonctionnement démocratique, ce glissement  a amené au pouvoir lors des dernières élections présidentielles au 2ème tour  Jaïr Bolsonaro,  PSL (Partisocial-libéral) que l’on peut qualifier d’extrême droite et ultra libéral.  Ancien militaire, ses propos haineux, mysogines, homophobes et racistes font craindre le pire au 45% des brésiliens ayant voté pour l’autre candidat Fernando Haddad du PT. Son programme, ses intentions, démanteler l’Etat brésilien, baisser les coûts de la fonction publique, allonger l’âge du départ à la retraite (pas le seul) raboter les prestations aux plus nécessiteux, réforme des pensions et surtout un rapprochement avec  les Etats Unis et Trump pour mettre un frein à l’expansion de la Chine sur le sous continent. Les privatisations environ 150 annoncées, dont une de taille le fleuron, la société Embraer, 3ème avionneur mondial  cédée à Boeing.

 « Fasciste », « clown », « stupide », « mythe », « héros »… Les qualificatifs pour désigner le nouveau président brésilien, investi officiellement mardi 1er janvier, ne manquent pas. Connu pour ses citations choquantes ou scandaleuses sur les thèmes les plus variés, Jair Bolsonaro est franchement d'extrême droite, mais pas vraiment un idéologue Il n'aura pas perdu de temps... Dès les premiers heures de son mandat, le nouveau président brésilien, Jair Bolsonaro, a signé deux décisions polémiques, l'une visant les LGBT et l'autre les territoires indigènes.

Dans une ordonnance publiée mardi 2 janvier au Journal officiel, le chef d'État a exclu des prérogatives de son nouveau ministère des Droits de l'homme les préoccupations liées aux personnes LGBT. Une disposition qui fait directement écho à son discours de la veille, au cours duquel il a promis de se battre contre "l'idéologie de genre". Auprès d'Associated Press, l'activiste Symmy Larrat a indiqué qu'elle ne voyait "aucun signe indiquant qu'une structure gouvernementale s'occupera des questions relatives aux personnes LGBT".

Autre décision polémique, la démarcation de terres indigènes confiée au ministère de l'Agriculture. Le ministère aura sous sa responsabilité "la réforme agraire, la régularisation de la propriété dans les zones rurales (...) et les terres indigènes", indique l'ordonnance publiée au Journal Officiel.

Auparavant, l'attribution de ces territoires réservés aux peuples autochtones était régulée par la Fondation de l'Indien (Funai), organisme public chapeauté jusqu'à présent par le ministère de la Justice.

Jair Bolsonaro a confié le portefeuille de l'Agriculture à Tereza Cristina da Costa, leader du groupe parlementaire "ruraliste", qui défend les intérêts de l'agrobusiness, soutien important du président lors de sa campagne. Pour les défenseurs de la cause indienne, ce transfert de compétences dans la démarcation des terres revient à livrer les territoires ancestraux à l'appétit vorace de l'agrobusiness.

 La Funai n'est donc plus responsable de l'identification, de la délimitation et de la démarcation des terres indigènes", a déploré sur Twitter la leader indienne Sonia Guajajara, candidate à la vice-présidence sur le ticket de Guilherme Boulos (extrême gauche).

Beaucoup de présidents étrangers n'ont pas fait le déplacement pour son investiture.

publié le samedi 5 janv 2019

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